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18/05/2010 -
Réalisation d'une fresque
Les élèves de 6°B
construisent actuellement une fresque sur le thème de
la découverte des autres, de la tolérance et de
l’accueil des autres. Lauriane, élève de
la classe, raconte la première étape de cette
aventure.
« J’arrive au collège Anne Cartier,
à la limite du retard, comme d’habitude...
Mais aujourd’hui, ce n’est pas un
jour habituel car ce vendredi 7 mai, c’est le jour où
nous allons faire la fresque. D’ailleurs, toute la classe
est là, derrière les barrières où
se situe le mur de l’église sur lequel nous allons
travailler. Nous allons le graver, l’incruster d’objets
illustrant le conte collectif Alpha que nous avons écrit
avec l’aide de madame Mey, de madame Chalamey et de monsieur
Constant et monsieur Pennequin.
Madame du Manoir est aussi là pour nous
aider à peindre cette fresque.
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En
rejoignant ma classe, je vois que les élèves
ont tous un seau et une truelle ; et moi, je les ai oubliés.
Heureusement ce n’est pas obligatoire ! Je vais
me mettre en tenue. Mais en revenant, je me rends compte
que j’ai aussi oublié les baskets que je
pouvais salir. Qu’est-ce que je peux être
tête en l’air ! Je me suis quand même
mise au travail , comme le reste de la classe.
Pour la première heure, avec madame Boyer-Buch,
je prends une brouette comme Aude et Clément. Et
chacun à tour de rôle, nous passons à
côté de la bétonnière pour
récupérer ce qui se trouve dedans, un mélange
d’argile, de paille et d’eau. Puis nous allons
le donner au reste de la classe qui se trouve sur des
tables pour faire le haut de la fresque ou sur la bâche,
pour faire le bas. Pendant que je fais « des tours
de brouette », Chloé, Sezen, Charlotte et
Hubert s’occupent de la bétonnière.
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Utilisation de la bétonnière
pour l'enduis |
La
cloche sonne ; tout le collège est très
intéressé par notre fresque. Moi, j’ai
toujours mon problème de chaussures ! ... Alors,
avant de recommencer à poser l’enduit sur
le mur, je vais voir Quitterie et Fanny qui me conseillent
de me mettre en chaussettes ou pieds nus . Vu qu’à
l’ombre du mur il fait froid, je choisis l’option
chaussettes ; j’ai pensé qu’il valait
mieux salir ses chaussettes plutôt que ses chaussures.
Ensuite, j’emprunte une truelle et je monte sur
une table. Comme les autres, je mets de l’argile
au dos de ma truelle et je l’étale sur le
mur. J’en laisse tomber la moitié par terre...
Heureusement qu’il y a une bâche ! Être
maçon, c’est plus subtile que ça en
a l’air !
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Préparation du mur
à la main ou à la truelle |
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En deuxième heure,
c’est madame Corneiller qui nous aide. À
ce moment-là, je me débrouille déjà
mieux, mais la maçonnerie, ce n’est pas fait
pour moi. La cloche sonne, c’est l’heure de
la récréation. Une bonne surprise nous attend.
Les professeurs ont prévu un goûter ; le
travail ça creuse ! En attendant , nous restons
dans la cour. C’est bien de se reposer un peu. Nous
sommes très sales et mes chaussettes ont subi une
teinture couleur argile. Evidemment, nous entendons les
autres collégiens faire des « bah ! »
et « des beurk ! ». Mais je pense que certains
auraient bien voulu être à notre place. Après
avoir mangé notre pain, notre brioche et notre
chocolat chaud, nous reprenons notre travail, cette fois-ci
avec l’aide de madame Kmyta. |
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On s'en met partout
! |
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Pour
cette troisième heure, je fais le bas de la fresque.
Et pendant une heure, je fixe le mélange sur le
mur, jusqu’à la sonnerie suivante. Madame
Pascal vient remplacer madame Kmyta et nous continuons
notre fresque. À la fin de notre travail, madame
Dumanoir nous aide à arranger ce qui ne va pas
(les trous et les bosses) . Puis, comme pendant la récréation,
elle passe derrière nous pour que le mur soit bien
lisse. Nous rangeons, ramassons la terre tombée
sur les bâches et nettoyons. Ensuite, je vais me
laver les mains, pour la troisième fois au moins.
Et la cloche sonne pour la sixième fois depuis
le début de la journée. Je vais pouvoir
rentrer chez moi. Mais j’ai un nouveau problème
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Tout le monde participe !
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| mes chaussettes sont maintenant
couleur orange-marron alors qu’elles étaient
blanches ce matin. Et je n’ose par enfiler mes chaussures
car je vais les salir. C’est plutôt embêtant
; j’ai eu si froid aux pieds pour garder mes chaussures
propres ! Alors pour ne pas les salir, je décide
d’enlever mes chaussettes, de me laver les pieds et
de remettre mes chaussures. Et je suis partie du collège
; heureusement, je n’habite pas loin. |
Cette expérience m’a appris que les
amis sont là pour nous aider et qu’ensemble on
fait de bien meilleures choses que quand on est tout seul.
Lauriane L., classe de 6°B
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